IIl y a + de 500 millions d’utilisateurs de stories de manière quotidienne. Le nombre très important signifie également qu’il sera difficile de protéger les jeunes de la toxicité que celles-ci représentent. En pleine phase de construction ils idéalisent ces séquences de 10-15 secondes au détriment de leur estime personnelle sans vraiment savoir ce qui se cache derrièrre..

L’arrivée de Snapchat il y a plus de 5 ans dans le milieu des réseaux sociaux a bouleversé l’histoire, jeunes comme adultes tous ont adhéré à cette application. L’impact a été tellement important que Facebook, Instagram et Whatsapp ont aussi adopté le principe des stories.

Grâce à l’instantanéité, qui est d’ailleurs le but principal des stories, les gens ont tendance à ne plus vraiment réfléchir sur ce qu’ils postent et encore moins à quelle fréquence puisqu’en 24h cela disparaît à jamais, du moins c’est ce que ses plateformes nous affirment. Le problème est que certains individus arrivent toujours à trouver un moyen pour capturer ces moments à l’aide d’applications spécifiques, de faux profils ou encore d’autres smartphones et partager cela avec des tierces personnes. Sans compter qu’on peut y ajouter dans ces stories notre localisation ce qui peut encourager la problématique du harcèlement par exemple.

Chaque personne va montrer bien évidemment que les côtés joyeux et agréables de sa vie. Ce phénomène s’est énormément accentué avec l’arrivée des influenceurs qui eux bassinent leur profil, avec des voyages idylliques, des sorties, des repas, des moments en couple magiques et encore toute sorte de biens matériels. En bref chacun va chercher à afficher une vie « parfaite » et « heureuse ». Bien que tout ceci ne reflète pas la réalité, cela peut engendrer chez certains une frustration qui les poussera à vouloir le même style de vie que ce qu’ils voient au quotidien et surtout à le montrer aux autres à leur tour, c’est un cercle vicieux. Le fantasme que cela engendre chez les jeunes va les pousser avoir des attentes irréalistes et une perception de la vie complètement fausse.

« Selon une étude meneé par Royal Society for Public Health : Les réseaux sociaux comme snapchat ou instagram exacerbent la dépression, l’anxiété, exposent leurs utilisateurs au harcèlement et génèrent du mal-être et de l’inquiétude quant à l’image que l’on renvoie de soi-même. »

Les influences nous mentent-ils ? Voici quelques aspects que vous ignorez sûrement..

Vous est-il déjà arrivé de vivre un moment spécial et de ressentir le besoin de le capturer dans votre téléphone ? À principe il n’y aurait rien de mal à cela, il s’agit simplement de souhaiter garder un souvenir de l’instant. Hélas souhaiter le capturer et le partager constamment en story avec le monde entier révèle peut-être un problème. Non seulement on ne profite pas vraiment du moment présent et des gens autour de nous, mais en plus si nous analysons cela plus en profondeur il s’agit comme d’une obsession tournée vers « l’autre », son avis, son regard, son approbation qui serait presque plus important que le nôtre.

« L’évolution digitale est révélatrice de choses qui n’ont rien à voir avec le digital », estime Stéphane Hugon docteur en sociologie et responsable du Groupe de Recherche sur la Technologie et le Quotidien à l’université Paris V. Si les réseaux sociaux sont aussi présents dans la vie de nos jeunes, c’est qu’il y a un manque qu’ils viennent combler.»

En ce qui concerne mon expérience personnelle, plus jeune j’étais très « accro » aux stories mais j’ai commencé à me questionner sur la réelle utilité de celles-ci après avoir remarqué la quantité que j’en postais par jour. Dans l’incapacité de me donner à moi-même des arguments cohérents et positifs je me suis vite rétracté. Je trouve aujourd’hui le principe des stories (de manières très régulières) assez mal sain. Je le vois comme :

  1. Une mise en scène d’une vie idéale pour prouver aux autres que nous sommes heureux, mais au fond on se soucie de savoir combien de personnes ont vu et parfois même qui précisément.
  2. Un endroit pour déverser toutes nos frustrations et mal-être, comme un peu un journal intime.

Je pense que cela peut être lié à un besoin d’attention qui cache derrière un manque de confiance en soi car si on est vraiment épanouies, c’est inutile de montrer nos vies aux autres de manière récurrente. Et même dans le cas contraire pourquoi exposer sa vie intime sur les réseaux sociaux, si une aide s’impose il faut la chercher dans la vie réelle car le monde virtuelle nous isole au final de tout et tout le monde.

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