Le suicide est une cause importante de mortalité chez les jeunes, et depuis quelques années avec l’importance que prennent les réseaux sociaux au sein de notre société, il semblerait qu’ils soient eux-aussi responsable. Nous étudierons au sein de cet article la question du cyber-harcèlement qui mène parfois à l’irréparable et comment essayer de prévenir des risques de ce cyber-harcèlement.

Qui ici n’a jamais posté un commentaire négatif sur une photo, une vidéo ou une publication ? Si l’on croit cette action en apparence anodine, elle peut créer dans des cas d’une plus grande ampleur des réactions allant jusqu’au suicide.

Pour rappel, le suicide représente la deuxième cause de  mortalité chez les jeunes de 15 à 29 ans, stress, pressions liées aux examens, à la famille ou encore à la peur de l’échec. Selon l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), ce ne sont plus aujourd’hui les seules sources d’inquiétudes et de pression que subissent les jeunes. https://www.ladepeche.fr/article/2017/09/08/2641477-suicide-les-reseaux-sociaux-un-nouveau-facteur-de-risque.html

En effet, les réseaux sociaux pourrait bien être aussi la cause de ce malaise social. C’est un fait d’autant plus inquiétant que les jeunes sont les premiers consommateurs de ces plateformes sociales.

 


La cause? Le cyber-harcèlement

Le cyber-harcèlement qu’est-ce-que c’est ? D’après le site « Jeunes et médias », c’est une forme de harcèlement dont la particularité est de se produire sur Internet.http://www.jeunesetmedias.ch/fr/opportunites-et-risques/risques/cyberharcelement.html

On parle aussi de cyberintimidation ou de cybermobbing. La victime va être la cible d’agressions répétées via les médias numériques, par exemple par SMS, via Facebook, Instagram et ce, pendant une longue période.

Prenons un exemple parmi d’autres, Melania Capitan, jeune blogueuse chasseuse connue pour poster des photos de son hobby et notamment d’elle posant aux côtés de ses prises.

On la voit ici à côté d’une de ses proies sur son compte Instagram :

Cette activité certes controversée n’en est pas moins légale et je pense ne mérite pas le déferlement de haine qu’elle a pu subir par la suite. En effet, les militants de la cause animale s’emparent du sujet et s’en suit un harcèlement et des menaces de mort constantes à l’égard de la jeune blogueuse.

C’est je trouve l’un des meilleurs exemples pour exprimer la force que peuvent avoir ces réseaux et leurs implications dans notre vie personnelle.

La pression est telle qu’elle met fin à ses jours à l’âge de 27 ans.

Les commentaires qui ont suivi sa mort sont terriblement représentatifs du harcèlement dont elle a fait l’objet. Pour ne citer que celui-ci : « Dieu merci, elle s’est suicidée, c’est la seule chose de bien qu’elle a fait récemment »

 

Pour faire le lien avec cette exemple et pour bien montrer l’ampleur du phénoméne, plus récemment, en France le 10 mars 2017 une adolescente de 13 ans s’est suicidée après avoir reçu des menaces de diffusion sur les réseaux sociaux de photos et de vidéos d’elle. https://actu.fr/normandie/rouen_76540/suicide-dune-adolescente-de-13-ans-au-grand-quevilly-vive-emotion-sur-les-reseaux-sociaux_429088.html

Ici ce n’est pas une activité controversée décrié par des militants qui est la cause du suicide mais tout simplement, la peur de voir être diffusé des photos de soi sans qu’on puisse le contrôler. C’est aussi une chose que je trouve préoccupante, la difficulté de maitriser nos propres contenus une fois qu’ils sont publics.

Photo 1

En France, selon une étude de l’UNICEF, 12,5 % des jeunes seraient victimes de cyber-harcèlement, ce qui montre bien l’ampleur du phénomène. https://www.nextinpact.com/news/90051-125-jeunes-francais-victimes-cyber-violence-selon-l-unicef.htm

 


Comment prévenir des risques ?  

 

Pour l’instant, peu de moyens techniques existent pour lutter contre ces formes de harcèlements, qu’elles soient directes ou indirectes. Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de solutions préventives. Un journaliste nommé Jacques Henno s’est penché sur le sujet dans un ouvrage intitulé « Nos enfants face aux écrans »

Pour celui-ci, l’adolescent doit avant tout être son propre modérateur, « il ne faut pas hésiter à faire comprendre à son interlocuteur qu’il a dépassé les limites lorsqu’il vous envoie des messages à répétition que l’on n’a pas sollicités ». Et s’il n’obtempère pas ? « Il ne faut pas hésiter à l’enlever de sa liste d’amis (« défacebooker »).

La meilleure défense face à ces agressions serait donc l’attaque, ne surtout pas resté passif. En ce sens, on a récemment vu apparaître pour exemple sur Facebook la possibilité de dénoncer un contenu jugé offensant.

En effet, les premiers modérateurs de Facebook sont ses membres dans un premier temps, la majorité des contenus supprimés par Facebook ont été signalés par ses utilisateurs grâce à la fonction « signaler cette publication » http://www.20minutes.fr/web/1456847-20141008-comment-facebook-modere-contenus

 

D’autre part, le phénomène d’addiction que peut provoquer les réseaux sociaux amène à un enfermement de la personne aux détriments des relations humaines et à long terme, une forme de déconnexion de la réalité et à un mal-être intérieur.

Le fait positif est que les adolescents ont eux-mêmes conscience de ces dangers qui les guettent en naviguant sur les réseaux sociaux. D’après un récent sondage IFOP réalisé pour le « Psychologies Magazine » : « 75% des 18-24 ans ont exprimé que la place des écrans dans leurs quotidiens nuisait à la qualité des relations humaines ». http://www.marieclaire.fr/,comment-proteger-nos-ados-des-reseaux-sociaux,697423.asphttp://www.marieclaire.fr/,comment-proteger-nos-ados-des-reseaux-sociaux,697423.asp

 


En bref,

 

De mon point de vue, même si les réseaux sociaux ont comme objectif premier la mise en relation de personnes et le partage, ceux-ci peuvent dans certains cas suscités chez certains des comportements nocifs.

Les formes de dépression et de suicide qu’ils peuvent provoquer sont des phénomènes nouveaux qu’il est nécessaire que nous combattions, soit par des méthodes connues d’éducation et de prévention chez les jeunes, par des moyens existants de censure ou par d’autres moyens que nous nous devrons de découvrir.

Si j’ai bien appris une chose lors de la rédaction de cet article, c’est que l’internaute doit être son propre modérateur, il doit savoir identifier par lui-même les risques potentiels liés à la surexposition sur les réseaux sociaux et prendre les mesures préventives afin de protéger son intégrité sociale et celle des autres!

Aussi vrai que les réseaux sociaux sont la pour rassembler, partager des opinions, du contenus divertissants, les utilisateurs doivent prendre conscience de leur rôle de protecteur de cet équilibre sociale.

 

N’hésitez pas à venir me donner votre point de vue sur ce sujet, j’en serais très heureux.

 

 

 

 

 

 

 

 

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